NRA-L-000017 / 1847
Family letter from Unidentified young mariner [same writer as NRA-L-000018; name uncertain: G. C. de Chazal? / E. Delavialle?] to Monsieur Edgard Blanchard, chevalier de la Légion d'honneur, 1847-09-12
Private-collection record for a family letter dated 1847-09-12 from Unidentified young mariner [same writer as NRA-L-000018; name uncertain: G. C. de Chazal? / E. Delavialle?] to Monsieur Edgard Blanchard, chevalier de la Légion d'honneur. Related places: Nantes, Loire-Inférieure, France; La Flèche, Sarthe, France. Source language: French.
Neruda Archives
NRA-L-000017
Transcript and English translation
working scholarly aid
Address Panel
Original transcript
A.
Monsieur Edouard Blanchard
chevalier de la légion d'honneur
Rue des bancs No 22
La flèche
Sarthe
Address Panel
English translation
To
Monsieur Edouard Blanchard
Chevalier of the Legion of Honour
22 Rue des Bancs
La Flèche
Sarthe
Letter Text - Page 1
Original transcript
Nantes le 12 Septembre 1847_
Très cher et bon Cousin_
Me voici à Nantes depuis cinq heures du matin et trop tôt je
vous assure car la moitié de mes emplettes sont faites, et le Na
vire ne sera pas pret avant dix ou quinze jours d'ici.. j'aurais bien
pu passer encore cette semaine près de vous très cher et bon parent
[sans?] et je n'aurais du partir que Samedi en 8 car Jeudi
au plus tard tout sera fini, et que deviendrai-je alors dans
cette grande ville de Nantes? serai-je obligé dès Vendredi à
aller monter la garde à bord? si j'avais su que cela aurait
été ainsi [comme?] cela j'aurais retardé mon départ comme je vous
l'ai déjà dit d'au moins une semaine. mais il n'est plus tems
tout ce qui est fait est bien fait. — ».. Lorsque j'aurai tout acheté et fini
entièrement ici toutes mes emplettes je vous enverrai une note
exacte de tous les objets avec le prix à coté.. j'ai eu pour
compagnon de voyage de la flèche à Angers un chien de
berger à qui je ne faisais que donner des coups de poing
parce qu'il me mettait sa tête sur ma cuisse et cela me déplaisait
aussi à Angers j'ai dit au Conducteur Halte là je paie ma
place non pour être avec des chiens mais avec des gens de mon
espèce ainsi il faut que j'aie à toute force une place dans
l'intérieur sinon je ne paierai que la moitié de ma place, à
[cette?] ce mot là il est descendu et m'a fait avoir une place comme
je désirais en arrière._
Letter Text - Page 1
English translation
Nantes, 12 September 1847
My very dear and good cousin,
Here I am in Nantes since five o'clock this morning, and too early, I assure you, for half my purchases are already made and the ship will not be ready for another ten or fifteen days. I could easily have spent another week near you, my very dear and good relative, and I need not have left until a week from Saturday, since everything will be finished by Thursday at the latest. What shall become of me then in this great city of Nantes? Shall I be obliged to begin standing watch aboard on Friday? Had I known it would be so, I would have delayed my departure by at least a week, as I have already told you. But it is too late now; what is done is done.
When I have bought everything and completely finished all my purchases here, I shall send you an exact list of all the articles with the price beside each one.
From La Flèche to Angers my travelling companion was a sheepdog. I kept striking it with my fist because it laid its head on my thigh, which displeased me. At Angers I said to the conductor: 'Stop there. I pay for my seat not to travel with dogs, but with people of my own kind. I must have a place in the interior at all costs, otherwise I shall pay only half my fare.' At those words he got down and obtained the rear seat I wanted for me.
Letter Text - Page 2
Original transcript
J'ai commencé aujourdhui Lundi à me faire arracher deux
chicots de dents comme j'ai souffert ah ! c'est à ce qui pa
rait ma destinée et puisque c'est ainsi il faut m'y conformer
à cela.. Le dentiste est très bon il demande 15 jours au
plus pour m'arranger et nettoyer la bouche ce n'est
pas encore fini je vous assure, j'ai encore à souffrir
et fameusement. - Ah !!! ........ /
Je compte aller voir avec mon très cher Capitaine (à
qui j'ai remit votre lettre) Mr Fruchard et en même
temps lui demander l'argent qu'il a avec lui _
Je suis en Pension chez Madame Luçon tout près
du Navire je mange avec les officiers en un mot j'y suis
très bien. _
Et vous mon cher Cousin comment vous portez vous
ainsi que toute ma très bonne et très devouée fa
mille Fléchoise ? Et ce pauvre diable de Henry que
dit il que fait il, c'est je puis vous assurer un
excellent enfant que j'aime autant qu'un frère.
Je le jure.. Et cette bonne Cécile qui a eu tant de
bontés pour moi a t-elle aussi souvent encore
ses maux de tête dites lui je vous prie que je
ainsi qu'à mon frère
lui adresserai une petite lettre avant mon départ
ainsi qu'à mon frère Dites aussi à Aimée que
j'ai conservé précieusement les fleurs qu'elle
m'a données en partant et que si le bon dieu
me protège et m'accorde le plaisir et le bonheur
de l'embrasser encore une fois que je les lui
montrai . _
J'écrirai à Henry et à maman aussitôt que
j'aurai le tems . _
mon adresse est : Mr E. delavialle chez Mr Minier Rue
Péron No 1 . _
- Nantes,
adieu mon cher Cousin je vous embrasse tendre
ment ainsi que tout le monde là bas . _
Votre très devoué et très affectionné
Cousin et ami
E delavialle
Letter Text - Page 2
English translation
Today, Monday, I began having two broken tooth-stumps pulled out. How I suffered! Ah, suffering seems to be my fate, and since that is so, I must submit to it. The dentist is very good; he asks at most fifteen days to put my mouth in order and clean it. It is not yet over, I assure you. I still have to suffer, and severely. Ah!
I intend to visit Monsieur Fruchard with my very dear captain, to whom I delivered your letter, and at the same time to ask him for the money he has with him.
I am boarding with Madame Luçon, very close to the ship. I dine with the officers; in short, I am very comfortable there.
And you, my dear cousin, how are you, and how is all my very good and devoted family in La Flèche? What is that poor fellow Henry saying and doing? I can assure you that he is an excellent young man whom I love as much as a brother. I swear it. And does that good Cécile, who showed me so much kindness, still suffer so often from her headaches? Please tell her that I shall write her a short letter before my departure, as I shall my brother. Tell Aimée also that I have carefully preserved the flowers she gave me when I left, and that, if God protects me and grants me the pleasure and happiness of embracing her once again, I shall show them to her.
I shall write to Henry and to Maman as soon as I have time.
My address is: Monsieur E. Delavialle, chez Monsieur Minier, 1 Rue Péron, Nantes.
Farewell, my dear cousin. I embrace you tenderly, as I do everyone there.
Your very devoted and affectionate cousin and friend,
E. Delavialle
Discovery Terms
- Historical correspondence
- Private collection
- Family letter
- French language