NRA-L-000420 / 1802

Letter to Bernard Domenger & Co concerning Cognac brandy and 1704 eaux-de-vie, 1802-03-29

A correspondent at Pons discusses a proposed commercial mediation involving Bremen merchants, current eau-de-vie prices and stocks around Cognac, and offers 400 veltes from the 1704 harvest alongside forty-, fifty- and sixty-year-old brandies.

Neruda Archives
NRA-L-000420

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Image 1Address panel with postal and manuscript docketing evidence.
NRA-L-000420 image 2 showing the first page of a dense handwritten French letter.
Image 2Letter text - Page 1.
NRA-L-000420 image 3 showing the continuation and signature of the dense handwritten French letter, with damaged paper edges.
Image 3Letter text - Page 2 and signature, with damaged paper edges.

Transcript and English translation

working scholarly aid

Address panel

Original transcript

Messieurs Bernard Domenger & C.

Mugron

Dept. des Landes

Address panel

English translation

Messieurs Bernard Domenger & Co.

Mugron

Department of Landes

Letter text - Page 1

Original transcript

Mess.rs Bernard Domenger & Comp.e Pons (Charente inferieure) le 8 Germinal An 10.

a Mugron

Messieurs!

J'ai reçu l'honneur de votre Lettre du 29 du passé. j'y vois avec plaisir que vous approuvés les
observations que je vous ai fait au Sujet du Dedomagement qui m'est du pour mon Deplace=
ment. je regarde fort prudent de votre part de n'avoir instruit les Negocians de Bremen
pour qu'ils le fixent eux mêmes, c'est le plus sur moyen de nous mettre l'un & l'autre a l'abri
d'observations de leur part au Sujet, toujours desagreables.

Les nouveaux Details dans lesquels vous entrés sur cette affaire, me donnent la Raison
du Refus de Mess.rs Hegaray freres qui conservent leur Etablissement a la Rochelle, quoique le
Chef ait été s'etablir avec Mess.rs Gramont & Comp.e a Bordeaux. en Effet il ne peut convenir
aux Negocians honêtes de mettre en Doute l'honêteté de son Voisin qui jouit d'ailleurs d'une
bonne Reputation, ce ne peut etre que le fait d'un homme de Loi qui n'a aucune Mesure
a garder. je vous avoue donc, Messieurs, que mon Desir de rendre service, ne tiendroit pas con.tre
le Desagrément de me charger d'une pareille Mission, j'aurois mauvaise opinion de Celui
qui s'en chargeroit vis a vis de moi. je ne scaurois donc m'en charger vis a vis d'un autre.

Lorsque j'ai accepté d'intervenir dans cette affaire, ce n'a été que d'apres ce que vous m'avés
marqué que Mr Wilkens lui même desiroit de la voir determiner & offroit de produire ses
Comptes. ce qui emportoit la faculté de les examiner & d'y faire des observations dans le Cas ou
ils en seroient Susceptibles, c'est a dire me presenter comme intermediaire & conciliateur
entre les Interessés et lui, avec la faculté de terminer comme je le ferois pour moi même!
si je suis authorisé a suivre cette Marche, je le ferai avec Zele et avec Plaisir pour les Interets
qui me seront confiés, mais s'il s'agit de revenir sur des frais deja alloués et rechercher un
abus de Pouvoirs et de Confiance, je vous declare, Messieurs, que je m'aquitterois mal d'une
pareille Mission, c'est vous dire que je ne m'en chargerai pas.

J'entrois même dans mon Plan d'ecrire directement a Mr Wilkens a ce Sujet et je
regardois cette Demarche d'honêteté, propre a amener plutot un Resultat satisfaisant
pour toutes Parties. je ne l'ai point encore faite parceque je ne m'y suis pas vû authorisé,
aussi je n'ai pas ecrit a Mr Beraud, qui de son Coté ne m'a point encore ecrit, quoique vous lui
ayés marqué de me donner les Renseignements plus précis sur la nature de cette affaire. je pense

Letter text - Page 1

English translation

Messrs Bernard Domenger & Co., Mugron

Pons (Charente-Inférieure), 8 Germinal, Year 10 [March 29, 1802]

Gentlemen,

I have had the honour of receiving your letter of the 29th of last month. I am pleased to see that you approve the observations I made concerning the compensation due to me for my journey. I consider it very prudent on your part not to have instructed the Bremen merchants to set it themselves; this is the safest way of protecting us both from comments on their part, which are always unpleasant in such a matter.

The new details you provide about this affair explain to me the refusal of Messrs Hegaray Brothers, who retain their establishment in La Rochelle even though the head of the firm has gone to establish himself in Bordeaux with Messrs Gramont & Co. Indeed, honourable merchants cannot properly call into question the honesty of a neighbour who, moreover, enjoys a good reputation. That could only be done by a man of law who has no such restraint to observe. I therefore confess, Gentlemen, that my wish to be of service would not outweigh the unpleasantness of undertaking such a mission. I would think poorly of anyone who undertook it against me, and consequently I cannot undertake it against another.

When I agreed to intervene in this matter, it was solely because you had told me that Mr Wilkens himself wished to see it settled and offered to produce his accounts. This implied authority to examine them and to make observations if they called for any—that is, to present myself as an intermediary and conciliator between him and the interested parties, with authority to settle the matter as I would for myself. If I am authorised to proceed in this way, I shall do so zealously and gladly for the interests entrusted to me. But if the object is to reopen expenses already allowed and to investigate an abuse of authority and trust, I declare, Gentlemen, that I would perform such a mission badly; in other words, I shall not undertake it.

It was even part of my plan to write directly to Mr Wilkens on this subject, and I considered this courteous step likely to produce a satisfactory result more quickly for all parties. I have not yet done so because I did not consider myself authorised. Nor have I written to Mr Béraud; for his part, he has not yet written to me, although you asked him to provide more precise information about the nature of this affair. I think

Letter text - Page 2

Original transcript

qu'il est prudent pour Vous et pour moi d'attendre la Reponse de vos amis de Bremen, sur les
Pouvoirs qui me seront confiés et la Marche a suivre qui ne peut etre autre que Celle d'un Concilia=
teur.

Je vous remercie des Details que vous me donnés sur la nature de votre Commerce. Il n'y a
absolument que les Eauxdevies qui pourroient donner lieu a des Liaisons utiles entre nous, c'est
a peu pres la seule Branche de mon Commerce en Commission, quant aux autres Denrées de votre Cru
propres pour la Marine, les Negocians de Rochefort doivent les tirer directement et ma
Position dans les Terres a onze lieues de ce Port, me mettroient hors d'Etat de lutter avec eux
par les frais extraordinaires qu'elles m'occasionroient, d'ailleurs je ne connois rien a cette
Partie.

Je vois, Messieurs, que vous croyes a une Baisse sur vos Eauxdevies et ce qui me surprend c'est
qu'elles soient au même Prix a Bayonne qu'au Mont de marsan, ce ne peut etre qu'une affaire
de Circonstance, puisqu'on les recoit de la et qu'il y a 7 a 8.c de frais par Veltes. vous me cottés
les Eauxdevies en Libres Tournois, il me semble qu'on les cotte en francs depuis quelque Tems
veillés me dire la Raison de cette Difference, sans doute que comme icy on la paye en suires
aux Proprietaires et que la difficulté de s'en procurer pour des francs avec quelque Benefice
force de les porter en francs.

Il ne s'est presqu'vendu (mon audernier) autour de Cognac le 29 du passé, a 355 a 360 f. q 27 Veltes.
Il n'y a que Ceux qui se trouvent forcés de vendre qui cherchent des acheteurs a ces Prix, la
Masse de nos Proprietaires se tiendront a 380. mais le nombre des Premiers devient plus
grand de Jour en Jour et on eut pu achettér aux premiers Prix 150 a 200 Tiercons. Il est
survenu une demande de 300 Tiercons de plus, mais je doute que cela fasse sensation de maniere
a Cognac, les Magasins etant encore tres unis.

J'ai conservé de tres vieilles Eauxdevie premiere qualité de Cognac de 40, 50 & 60 ans. J'en ai
400 Veltes de la Recolte de l'année 1704. par leur grand age, ces Eauxdevies sont devenues la
Liqueur la plus Saine & la plus rare qui existest si vous aviés a Bayonne ou dans vos Lieux
quelques amateurs, je vous en enverrois un Essai, telle quantité que vous voudries pour
la faire connoitre desirant m'en defaire en Tiercons a 30, 35, 38 et 42 francs la Velte la
seulement, la derniere en Bouteilles a 6 f. le Verre seulement compris. je vous salue de Coeur

[signature: Boubat Broussard?]

Letter text - Page 2

English translation

it prudent, both for you and for me, to await the reply of your friends in Bremen concerning the powers to be entrusted to me and the course to be followed, which can only be that of a conciliator.

I thank you for the details you give me about the nature of your trade. Brandy is the only commodity that could give rise to useful business relations between us; it is almost the only branch of my commission trade. As for the other products of your region suitable for the Navy, the merchants of Rochefort must obtain them directly. My location inland, eleven leagues from that port, would prevent me from competing with them because of the extraordinary costs I would incur; besides, I know nothing about that branch.

I see, Gentlemen, that you expect a fall in the price of your brandies. What surprises me is that they should be at the same price in Bayonne as in Mont-de-Marsan. This can only be a temporary circumstance, since they are received from there and there are seven to eight centimes in costs per velte. You quote the brandies to me in livres tournois; it seems to me that for some time they have been quoted in francs. Please tell me the reason for this difference. No doubt, as here they are paid to the producers in [livres?], the difficulty of procuring them in francs with any profit makes it necessary to convert the prices into francs.

Almost no brandy was sold around Cognac on the 29th of last month at 355 to 360 francs per 27 veltes. Only those who are forced to sell seek buyers at those prices; the majority of our proprietors will hold out for 380. But the number of forced sellers is increasing from day to day, and 150 to 200 tierçons could have been bought at the lower prices. An additional demand for 300 tierçons has arisen, but I doubt that this will make much impression at Cognac, the warehouses still being very well stocked.

I have preserved some very old, first-quality Cognac brandies aged forty, fifty and sixty years. I have 400 veltes from the harvest of 1704. Through their great age, these brandies have become the healthiest and rarest liquor in existence. If you had any connoisseurs in Bayonne or your surrounding area, I would send you a sample—whatever quantity you wished—in order to make them known. I wish to dispose of them by the tierçon at 30, 35, 38 and 42 francs per velte respectively; the last is also available in bottles at 6 francs, the glass included.

I greet you cordially.

[signature: Boubat Broussard?]

Discovery Terms

  • Cognac trade
  • Eaux-de-vie
  • Brandy prices
  • Cognac market
  • 1704 harvest
  • Old brandy
  • Bernard Domenger & Co
  • France — domestic trade
  • Pons
  • Mugron
  • Cognac

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