NRA-L-000658 / 1829

Letter from Eugène to Auguste Manoël, 6 November 1829

Eugène writes to Auguste Manoël about the education of Auguste's son Henri at Juilly, his long-standing care for Auguste's children, and account entries involving Charles and 700 francs from Saumur.

Neruda Archives
NRA-L-000658

NRA-L-000658 image 1 showing handwritten letter page 1.
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NRA-L-000658 image 2 showing handwritten letter page 2.
Image 2Letter text - Page 2.
NRA-L-000658 image 3 showing the handwritten closing and signature.
Image 3Letter text and signature.
NRA-L-000658 image 4 showing the address panel and postal evidence.
Image 4Address panel and postal evidence.

Transcript and English translation

working scholarly aid

Letter page 1

Original transcript

Mon cher Auguste,
Votre lettre m'a encore trouvé à Dourdan où Je
me reposais depuis un mois des fatigues insupportables
de nos travaux judiciaires : mais Je suis revenu dix
jours après, et J'ai pu voir encor votre fils henri
dont J'ai été enchanté : Je l'avais si mal reçu à son
passage ici au mois d'aout à cause de la circonstance
grave qui m'obligeait impérieusement à l'abandonner
que Je ne l'avais pas vu à vrai dire depuis un an ;
sauf le petit voyage que je fis a Juilly au printemps :
mais on ne les juge pas bien au collège dans une aussi
courte visite.
Je suis bien fâché, mon cher ami, qu'il soit si loin
de nous, maintenant qu'il ne me reste plus que lui,
je m'en serais occupé d'autant plus : et je vois avec
chagrin que mes pupilles m'abandonnent ainsi
petit à petit : jamais les soins que j'ai eu a donner
à vos enfants n'ont été pour moi un embarras,

Letter page 1

English translation

My dear Auguste,

Your letter found me still at Dourdan, where for a month I had been resting from the intolerable fatigue of our legal work. I returned ten days later and was able to see your son Henri again, which delighted me. I had received him so poorly when he passed through here in August, because grave circumstances had imperatively obliged me to leave him, that in truth I had hardly seen him for a year, apart from the short trip I made to Juilly in the spring. One cannot judge how they are doing at college during so brief a visit.

I am very sorry, my dear friend, that he is so far from us, now that he is the only one left to me; I would have devoted all the more attention to him. It grieves me to see my wards leave me little by little. Please be assured that the care I have had to give your children has never been a burden to me.

Letter page 2

Original transcript

soyez en bien persuadé, et lorsque j'ai paru m'en
dégager un peu moins, c'est que mes occupations
m'empêchaient absolument de faire autrement.
maintenant qu'ils deviennent des hommes, ils ne songent
plus guère à moi probablement : mais si jamais
ils venaient à avoir besoin de moi pour quelque chose,
ils trouveraient un cœur qui leur serai aussi dévoué
qu'il l'a été à ses meilleurs parents.
Je vais reprendre mes comptes ainsi que vous
me l'indiquez : je suis bien aise que charles se soit
rappelé les 139 fr de sa place : je les ai retrouvés le
soir dans mon livre journal = « Comme l'etat a
eté fait quand je vous ai envoyé le dernier
Compte, cet article n'y etait pas passé, en faisant
le relevé dans mon livre. = »
Quant aux 700 de Saumur, je les lui ai
payés : ils ne se sont pas portés dans le dernier
Compte parceque je ne les avais pas encor donnés
vous les trouverez sur le prochain Compte. Je ne

Letter page 2

English translation

Whenever I appeared to withdraw from it somewhat, it was only because my other duties made it absolutely impossible to do otherwise. Now that they are becoming men, they probably think of me very little; but if they should ever need me for anything, they would find a heart as devoted to them as it has been to their closest kin.

I shall take up my accounts again as you suggest. I am very glad Charles remembered the 139 francs connected with his position; I found them that evening in my journal: “Since the statement had already been drawn up when I sent you the last account, this item had not been entered when I extracted the figures from my journal.”

As for the 700 francs from Saumur, I paid them to him. They do not appear in the last account because I had not yet paid them; you will find them in the next account. I had not

Closing page

Original transcript

les avais pas oubliés du tout . je
Adieu mon cher Auguste, Je vous remercie de
toutes les choses aimables que vous me dites
et Je vous prie de me conserver toujours votre
bonne amitié. Votre nouvelle cousine me
prie de vous dire mille choses ainsi qu'a adèle.
Votre bien devoué
[Eugene?]
Ce 6 novembre 1829.

Closing page

English translation

forgotten them at all.

Farewell, my dear Auguste. I thank you for all the kind things you say to me and ask you always to preserve your good friendship for me. Your new cousin asks me to send a thousand greetings to you and to Adèle.

Your devoted friend,
[Eugène?]

6 November 1829.

Address panel

Original transcript

Monsieur
A. Manoël,
au chateau de Cante
par Saverdun
(ariège)

Address panel

English translation

Mr A. Manoël
Château de Cante
Via Saverdun
(Ariège)

Discovery Terms

  • Education
  • Guardianship
  • Family correspondence
  • Accounts

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